La famille de Salah Bekka réclame justice

L’affaire de Salah Bekka, faisant partie de la direction de campagne de l’ex-candidat à la présidentielle du 12 décembre 2019 et qui avait été condamné, en première instance, à 3 ans de prison ferme pour « espionnage au profit d’une entité étrangère », va repasser aujourd’hui, en appel, devant le tribunal de Bir Mourad Raïs. L’affaire avait éclaté à quelques jours seulement du jour du scrutin. Un communiqué du parquet avait alors annoncé que «le nommé S.B., faisant partie de la direction de campagne de Ali Benflis, a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs. Selon le communiqué, Salah Bekka a reconnu connaître Ali Benflis depuis 2003 et soutenu également, lui avoir rendu service et à sa famille notamment pour le règlement d’un souci lié à un compte bancaire ouvert à l’étranger, appartenant au candidat et à son épouse. Selon le parquet, l’individu est soupçonné d’avoir mené un plan d’infiltration au sein même de la campagne du candidat et est accusé « d’intelligence avec l’étranger». L’ancien président du parti Talaïe El Hourriyet, Ali Benflis, avait réagi, le lendemain, à cette prétendue infiltration de sa campagne. «La direction de campagne de Ali Benflis tient à préciser que S. B. n’occupe aucune fonction au sein de sa direction de campagne et que sa présence dans les meetings du candidat Ali Benflis, est en relation exclusive avec son activité professionnelle au sein de l’équipe technique chargée du son.» L’ex-prétendant à la magistrature suprême avait considéré que la confusion créée était « voulue et préméditée». Le timing choisi l’a laissé penser qu’on cherchait à porter atteinte à « son honneur, son image et sa réputation auprès du peuple algérien ». Lors de sa comparution devant la justice, l’accusé a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Il a seulement reconnu avoir échangé avec un diplomate français, sans « mauvaise foi ». Son procès en appel est prévu pour aujourd’hui. Sa famille et ses proches ne se font aucun doute, « Bekka est innocent, clament-ils ». Ils en veulent pour preuve, les innombrables services rendus par cet homme au pays. « C’est lui qui a porté la culture algérienne au firmament, puisqu’il a bien été le manager de Khaled, de Takfarinas , de Lounis Aït Menguellet et d’autres encore… ».

Source: https://www.djazairess.com/fr/lexpression/341772?fbclid=IwAR3WK3zk2P-1F0vG7st9l3Q8K8Z65kY3tTdwSV0gyGKA5hG_ekd8BYiAeQk

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