Hirak estudiantin : Grande marche à Alger et répression à Bejaïa

La marche hebdomadaire de la communauté universitaire a été réprimée ce mardi 16 mars à Bejaïa. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été déployé aux alentours de l’université pour empêcher les étudiants de marcher, comme chaque mardi. Les étudiants et les enseignants ont été accueillis par les forces de l’ordre dès leur sortie de l’université.

Ainsi, les étudiants et les enseignants de l’université de Bejaïa ont été empêchés de marcher pour la 108e semaine du Hirak estudiantin. Ils ont été violemment réprimés au sortir de l’université. Les forces de l’ordre ont usé de leurs matraques pour disperser les plus récalcitrants. Plusieurs manifestants ont été arrêtés, conduits au commissariat, puis relâchés.

Le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Saïd Salhi, a dénoncé cette répression et a appelé à la libération des étudiants ainsi que des militants de la ligue interpellés. Il faut signaler que c’est la première fois depuis le début du Hirak, en 2019, qu’une marche des étudiants est empêchée à Bejaïa. Cela dénote le changement de stratégie des autorités dans la gestion de ce mouvement de contestation.

Les étudiants ont marché à Alger

Tizi Ouzou, l’impressionnant dispositif de sécurité a découragé les étudiants. Ces derniers, contrairement à la semaine passée, n’ont pas tenté de marcher ce mardi. Quant à Alger, les étudiants ont encore une fois bravé les forces de l’ordre. Ils ont battu le pavé malgré l’important dispositif sécuritaire. Les étudiants ont scandé les slogans habituels du Hirak. Ils ont aussi brandi une pancarte demandant la libération de leur camarade Miloud Ben Rouane, arrêté en octobre 2020. Comme ils ont appelé à respecter et à protéger le travail des journalistes qui couvrent les marches du Hirak.

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