BENCHENOUF: Expression Tebounienne : Au passé décomposé !

Si nous devions faire un dessin du politicien algérien, nous aurions de la difficulté à le croquer, pare qu’il ne vit que dans les ténèbres, tapi dans sa propre ombre, parce que qu’il craint la lumière, parce qu’elle le révulse. Elle pourrait le tuer. Il n’évolue que dans la noirceur. C‘est son élément naturel. Mais si nous nous armons de lunettes à infra-rouge, nous pourrions en deviner les contours, et même les miasmes qui le traversent, et qui empuantissent son atmosphère. Nous pourrions alors le représenter, tel qu’il est. Une toute petite tête, de tout petits bras, presque atrophiés, mais une langue fourchue, qui siffle et vitupère, et qui ne s’arrête jamais de produire du mensonge, tellement longue, qu’il la porte en écharpe.

Ce qui est le plus visible en lui, en plus de sa langue fourchue, est son ventre, un très gros ventre, qui n’en finit pas d’engloutir tout ce qui l’entoure, jusqu’au passé, jusqu’à l’avenir de tous ceux-là qu’il mène vers l’abime. Un gros ventre, et en guise de dents, des crocs, et en guise d’ongles, des griffes. Il est frappé de cécité, sauf les yeux qu’il a derrière la tête, qui sont fixés sur un passé qu’il n’a pas vécu, mais dont il se revendique, et dont il s’est approprié le fonds de commerce. Il a de toutes petites pattes, incapables de le mener plus loin qu’un jet de salive.

Oui, il a peur de la lumière, parce qu’elle lui est fatale. Et c’est pour ça, qu’en plus de se rencogner dans les plis de la noirceur, il cache sa monstrueuse laideur, sous des oripeaux bariolés et des étendards flamboyants, qu’il fait appeler république, institutions, démocratie, élections, liberté, justice et révolution.

Et ce sera ainsi, jusqu’au jour où il sera débusqué, extirpé de ses noires profondeurs, exposé à l’astre purificateur. Ce jour-là, la clarté fera son œuvre, les fétides exhalaisons se dissiperont, et la vie s’épanouira, en myriades de ferments étincelants de lumière, comme autant de lucioles, que le vent des jours heureux, sèmera sur les berges de la vraie vie, enfin recouvrée.

Djamaleddine BENCHENOUF, Journaliste

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