Algérie : Kamel Rezig licencie puis réhabilite des cadres de son ministère

Manifestement, le ministère du Commerce ne cesse de défrayer la chronique. Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans qu’une polémique soit déclenchée par le département de Kamel Rezig. Ce lundi 29 mars, le sénateur Abdelouahab Benzaïm a demandé au Premier ministre d’intervenir pour réhabiliter dans leurs postes des cadres du ministère du Commerce licenciés après leur participation à une grève.

Ainsi, le droit à la grève, pourtant consacré par la Constitution algérienne, n’est pas reconnu par le ministre du Commerce. Kamel Rezig a instruit, le 25 mars dernier, le directeur des ressources humaines au ministère du Commerce d’intervenir pour licencier les cadres grévistes. Cette instruction a été notifiée aux neuf directeurs régionaux et les 48 directeurs de wilaya du commerce. Abdelouahab Benzaïm a affirmé que le ministre avait instruit les responsables de son département de remplacer les cadres licenciés par de nouveaux éléments.

Le sénateur précise, dans un courrier au Premier ministre, que même si le tribunal administratif avait jugé la grève « illégale », il n’a, à aucun moment, demandé le licenciement de ces cadres. Abdelouahab Benzaïm dénonce un « abus de pouvoir » contre des cadres algériens. Il demande au chef du gouvernement d’annuler cette instruction qui contredit les lois de la République qui garantissent le droit à la grève.

Kamel Rezig ou le symbole de l’échec

Il faut rappeler que les cadres licenciés ont participé à la grève initiée par le Syndicat national des personnels de l’administration publique (Snapap). Elle a été programmée les 22, 23 et 24 mars.

Cette décision de licencier des cadres pour avoir participé à un débrayage démontre la gestion autoritariste du ministère du Commerce par Kamel Rezig. Ce dernier est devenu, en quelque temps, le symbole de l’échec du gouvernement. Depuis sa désignation à la tête du ministère, l’Algérie connaît des pénuries de produits alimentaires. Des pénuries auxquelles le ministre a soit réagi avec des promesses non tenues, soit avec des décisions idéologiques, telles que la criminalisation de l’utilisation d’une autre langue à part l’arabe sur les enseignes commerciales.

Les cadres réhabilités

Finalement, le ministre du Commerce a annulé la directive qu’il a envoyée aux neuf directeurs régionaux et les 48 directeurs de wilaya du commerce. Kamel Rezig a annoncé cette décision au sénateur Abdelouahab Benzaïm, qui a interpellé le Premier ministre. A son tour, le sénateur a annoncé l’annulation de la directive sur sa page Facebook. « Suite à mon entretien avec M. le ministre du Commerce pour lui exposer les doléances des cadres du commerce, il m’a informé de sa décision d’annuler l’instruction du Directeur des ressources humaines (DRH) »; a écrit le sénateur . Ainsi, les cadres licenciés ont été réhabilités dans leurs postes.

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